Sherlock en quelques mots
Sherlock est un jeu d’Arnaud Urbon, illustré par Bony et édité par Ilopeli. L’Escale à jeux, qui l’a dans sa ludothèque, le date de 2011. Pendant une réception, le collier de perles de la comtesse est volé. Moriarty s’enfuit avec, mais il a un complice parmi les invités, et c’est lui qu’il faut démasquer.
Sous l’habillage Sherlock Holmes, c’est un memory : on retourne des cartes et on retient ce qu’on a vu. La différence avec un memory classique tient au dos des cartes, qui donne de quoi raisonner au lieu de seulement se souvenir.
Cinq suspects animaux sont sur la liste, d’après la règle : la marquise Reinette, le maire monsieur Rhino, la baronne Souricette, lord Buffle et Bulldog-Box, un bookmaker ruiné.
Contenu de la boîte
Dans la version vendue aujourd’hui :
- 30 cartes Enquête, avec une face Témoin et une face Suspect ;
- 1 livret Fuite à spirales ;
- 5 cartes Mission, une par suspect, pour la règle compétitive ;
- la règle du jeu, avec le français parmi les langues.
La première édition utilisait 10 cartes Fuite numérotées. Philibert précise qu’elles ont été remplacées par le livret à spirales. Le principe ne change pas : une étape de fuite de plus à chaque échec.
Les règles de Sherlock
Le jeu propose deux règles sur le même matériel, une coopérative et une compétitive.
Mise en place
On mélange les 30 cartes Enquête et on les pose face Témoin en un rectangle de six cartes sur cinq. C’est le plateau. En coopératif, la fuite de Moriarty est placée à côté, prête à avancer d’une étape à chaque erreur, et les cartes Mission restent dans la boîte.
Règle coopérative
À son tour, le joueur retourne deux cartes du plateau côté Suspect. S’il tombe deux fois sur le même suspect, il a le droit d’en retourner une troisième. Si elle montre encore ce suspect, les trois cartes quittent le plateau et sont posées à côté, face Suspect visible : ce suspect est innocenté pour ces témoins.
Dans tous les autres cas, les cartes sont remises face Témoin et Moriarty avance d’une étape. Si sa fuite arrive au bout, tout le monde a perdu. S’il ne reste que trois cartes sur le plateau, elles désignent forcément le même suspect : c’est le complice, et l’équipe gagne.
Règle compétitive
Même geste de base, sans fuite. Quand le joueur actif a retourné deux suspects identiques, chaque autre joueur pointe du doigt une carte du plateau, puis le joueur actif en retourne une troisième de son choix. Si c’est le bon suspect, il gagne les deux premières cartes. La troisième va à celui qui l’avait désignée, ou au joueur actif si personne ne l’avait montrée. Chaque carte vaut 1 point en fin de partie.
Deux variantes utilisent les cartes Mission, distribuées en secret. Avec Intuition, celui dont la carte montre le complice marque 3 points de plus. Avec Accusé à tort, ceux qui se sont trompés marquent 2 points de plus.
Les témoins, la vraie astuce de Sherlock
Les descriptions des boutiques résument le jeu à « un memory ». Le matériel cache une deuxième façon de trouver les cartes. Il y a six témoins et cinq suspects. Chaque témoin figure sur cinq cartes, et chacune de ces cinq cartes l’associe à un suspect différent : la face Suspect montre le suspect, avec le témoin rappelé en haut à droite.
Les cartes retirées restent visibles à côté du plateau. Si un témoin a déjà innocenté quatre suspects sur des cartes sorties, sa dernière carte encore sur le plateau cache forcément le cinquième. Plus besoin de s’en souvenir, il suffit de compter. C’est ce que Philibert appelle déduire « sans avoir à retourner les cartes témoins ».
Cette mécanique explique pourquoi la partie s’accélère vers la fin. Au début, on joue à la mémoire pure. Au bout de quelques suspects écartés, les cartes de côté renseignent presque autant que la mémoire.
Nos conseils pour bien débuter
Ne retournez jamais deux cartes du même témoin pour chercher une paire. Les cinq cartes d’un témoin montrent cinq suspects différents, elles ne peuvent pas former une paire. La vidéo Tric Trac insiste aussi sur ce point.
Rangez les cartes retirées par suspect, avec les témoins bien visibles. Un enfant de 5 ans voit plus facilement « il ne manque que ce témoin-là » quand les cartes sont alignées.
En coopératif, parlez à voix haute de ce qui a été retourné. La règle ne l’interdit pas, et un enfant retient souvent un coin du plateau que l’adulte a oublié.
À qui s’adresse Sherlock ?
Il est annoncé dès 5 ans, de 1 à 5 joueurs, et on le retrouve dans nos sélections de jeux de société pour 5 ans, pour 6 ans et pour 7 ans. À 5 ans, la règle coopérative et le memory suffisent. Les témoins demandent de croiser deux informations, et c’est cette partie du jeu qui garde de l’intérêt pour un enfant plus grand, avec la règle compétitive.
Il plaira moins à un enfant qui ne supporte pas le hasard des premiers tours, où personne n’a encore d’information. Pour une enquête encore plus accessible, Doudou fait raisonner par oui ou non dès 3 ans. Pour rester sur la mémoire en équipe, Le Clan des Souris est un autre coopératif. D’autres idées par âge sont réunies dans notre page sur les jeux de société pour enfants.
Questions sur Sherlock
Quelles sont les règles du jeu Sherlock ?
Les 30 cartes Enquête forment un rectangle de six sur cinq, face Témoin visible. À son tour, on en retourne deux : si elles montrent le même suspect, on en retourne une troisième, et trois cartes identiques sortent du jeu. Sinon, on les replace et Moriarty avance d’une étape dans sa fuite. L’équipe gagne quand il ne reste que trois cartes, celles du complice.
Ce Sherlock est-il le même jeu que Sherlock Holmes Détective Conseil ?
Non. Sherlock d’Ilopeli est un memory d’enquête de 15 minutes, dès 5 ans, avec 30 cartes. Sherlock Holmes Détective Conseil est un jeu d’enquêtes de Space Cowboys annoncé dès 14 ans, avec dix affaires à résoudre et des parties de deux heures ou plus.
Peut-on jouer à Sherlock seul ?
Oui. La boîte annonce de 1 à 5 joueurs, et la règle coopérative se joue seul sans changement : on retourne les cartes, on mémorise, et on essaie de démasquer le complice avant la fin de la fuite de Moriarty.
Combien de temps dure une partie de Sherlock ?
La boîte indique 15 minutes. Philibert classe le jeu dans la tranche « moins de 30 minutes ».
Voir Sherlock en vidéo
Tric Trac présente Sherlock avec l'éditeur et explique la règle carte en main. La vidéo est hébergée sur YouTube et appartient à Tric Trac.
Voir la vidéo directement sur YouTube
Sources des caractéristiques : page de l’éditeur.

