Shadow Hunters en quelques mots

Shadow Hunters est conçu par Yasutaka Ikeda et publié au Japon en 2005 par Game Republic. Matagot en édite la version française depuis 2009, et la vend aujourd’hui dans une boîte plus compacte. On joue de 4 à 8, dès 10 ans d’après la boîte, en 30 minutes environ.

Trois groupes s’affrontent sans savoir qui est qui. Les Hunters doivent éliminer tous les Shadows, les Shadows tous les Hunters, et les Neutres poursuivent chacun leur objectif, quitte à s’allier avec un camp. Personne ne connaît l’identité des autres au départ.

Shadow Hunters et Shadowhunters : deux univers différents

Le nom prête à confusion avec la série télévisée Shadowhunters. Cherchez les règles du jeu en ligne, et vous tomberez sur des questions à propos de Netflix, de Clary et de Jace.

Le jeu n’a aucun lien avec cette série. Il vient d’un studio japonais, et ses personnages portent des noms qui suivent l’alphabet : Allie, Bob, Charles, Daniel, Emi, Franklin, Georges, puis le Loup-garou, le Métamorphe et le Vampire. Si vous cherchiez un jeu sur l’univers de la série, ce n’est pas celui-ci.

Contenu de la boîte

La boîte compacte de Matagot contient, d’après la liste de L’Antre Temps :

  • 1 plateau de jeu ;
  • 72 cartes : 10 Personnages, 16 Lumière, 16 Ténèbres, 16 Vision (appelées cartes Ermite sur la liste du vendeur), 6 Lieux et 8 cartes Joueur ;
  • 16 marqueurs, 8 de santé et 8 pions ;
  • 2 dés, un à 6 faces et un à 4 faces ;
  • 1 livret de règles.

Les règles de Shadow Hunters

On place au hasard les 6 cartes Lieu sur le plateau. Elles vont par deux, et chaque paire forme un territoire. Chaque joueur prend ses deux jetons de couleur : l’un sur la case « Aucune blessure », l’autre sert de pion.

On mélange ensuite séparément les personnages de chaque camp et l’on pioche selon la table de la règle :

JoueursHuntersShadowsNeutres
4220
5221
6222
7223, sauf Bob
8332, sauf Bob

Ces cartes sont mélangées et distribuées face cachée. Le plus jeune commence.

Le tour en trois actions

  1. Se déplacer, obligatoirement. On lance les deux dés et on va sur le Lieu qui porte la somme. Un 7 laisse choisir le Lieu. Si la somme désigne le Lieu où l’on est déjà, on relance.
  2. Utiliser le pouvoir du Lieu, si on le veut. Le Monastère fait piocher une carte Lumière, le Cimetière une carte Ténèbres, le Refuge de l’ermite une carte Vision. La Forêt hantée inflige 2 Blessures ou en soigne 1 à n’importe qui, le Sanctuaire ancien permet de voler un équipement, la Porte de l’Outremonde de piocher dans la pile de son choix.
  3. Attaquer, si on le veut, un joueur présent dans le même territoire.

Pour attaquer, on lance les deux dés et on inflige la différence entre les deux résultats. Un 2 au dé à 6 faces et un 4 au dé à 4 faces font 2 Blessures. Deux résultats égaux, et l’attaque rate.

Révéler son identité

Les capacités spéciales ne servent qu’une fois l’identité révélée, ce qu’on peut faire à tout moment, même pendant le tour d’un autre. Un personnage meurt quand ses Blessures atteignent ses Points de Vie ; il retourne sa carte et quitte la partie. Son tueur prend un de ses équipements.

La partie s’arrête dès qu’un joueur remplit sa condition de victoire, sans attendre son tour. Si un camp gagne, tous ses membres gagnent, même ceux qui sont morts.

Les cartes Vision : comment on devine les camps

C’est la mécanique qui fait le jeu. Celui qui pioche une carte Vision la lit en secret, puis la donne à un joueur de son choix, sans la montrer. Ce joueur la lit et applique l’effet si la condition le concerne.

Presque toutes ont la même forme : « Je pense que tu es… », suivie d’un camp et d’un effet. La règle donne l’exemple d’Émilie, qui donne à Antoine une carte « Je pense que tu es Hunter. Si c’est le cas, tu subis 1 Blessure ». Si Antoine bouge son marqueur, tout le monde vient d’apprendre qu’il est Hunter. Sinon, il dit simplement « Rien ne se produit ».

Le joueur qui reçoit la carte n’a pas le droit de mentir. Une seule exception : le Métamorphe, qui peut mentir sur son identité sans se révéler.

Les 10 personnages et leurs pouvoirs

La règle Matagot décrit chaque capacité :

  • Allie, Amour maternel : se soigne entièrement une fois par partie.
  • Bob, Braquage : s’il inflige 2 Blessures ou plus, il peut voler un équipement au lieu de blesser.
  • Charles, Festin sanglant : après une attaque, il peut attaquer à nouveau la même cible en s’infligeant 2 Blessures.
  • Daniel, Désespoir : doit se révéler quand un autre personnage meurt, et à aucun autre moment.
  • Emi, Téléportation : peut aller sur un Lieu adjacent au lieu de lancer les dés.
  • Franklin, Foudre : une fois par partie, inflige le résultat du dé à 6 faces à un joueur.
  • Georges, Démolition : pareil, avec le dé à 4 faces.
  • Loup-garou, Contre-attaque : riposte après avoir été attaqué, sans compter ses équipements.
  • Métamorphe, Imitation : ment sur les cartes Vision.
  • Vampire, Morsure : récupère 2 Points de Vie quand il blesse quelqu’un.

Nos conseils pour bien débuter

Pour une première partie, la règle autorise à jouer sans les capacités spéciales. C’est plus simple à expliquer.

Regardez qui donne les cartes Vision et à qui. Celui qui reçoit et dit « Rien ne se produit » vient quand même de vous apprendre ce qu’il n’est pas.

À 6 joueurs ou plus, utilisez le Démarrage rapide : chacun se place sur le Lieu tiré aux dés, puis donne une carte Vision à son voisin de gauche. La première information arrive avant le premier tour.

Extensions et autres versions

La Fang Édition d’Aurora Games, sortie en 2023 selon Ludum, est une version deluxe. Elle intègre l’extension Personnages, passe les cartes personnage au format tarot et refait les illustrations.

À qui s’adresse Shadow Hunters ?

À un groupe de 5 à 8 qui aime accuser, bluffer et se taper dessus. Il figure dans nos sélections de jeux entre amis et de jeux d’ambiance. Sur le forum Tric Trac, des joueurs le rapprochent de Bang!, autre jeu de rôles cachés où l’on se tire dessus.

Il plaît moins à ceux qui veulent de l’équilibre : un joueur peut mourir tôt et attendre la fin. Si votre table préfère discuter sans éliminer personne, Résistance garde tout le monde en jeu jusqu’au bout. Pour un bluff plus court, Complots se joue en un quart d’heure.

Questions sur Shadow Hunters

Shadowhunters est-il un jeu de société ?

Shadow Hunters, en deux mots, est un jeu de société japonais publié en 2005 par Game Republic et édité en français par Matagot. Il n’a aucun lien avec la série télévisée Shadowhunters : ses personnages s’appellent Allie, Bob, Emi ou Vampire, et l’on y joue des chasseurs de démons, des créatures des ténèbres et des civils.

Quelles sont les règles du jeu Shadow Hunters ?

Chaque joueur reçoit en secret un personnage Shadow, Hunter ou Neutre. À son tour, on lance les deux dés pour se déplacer sur un des six lieux, on peut utiliser le pouvoir de ce lieu, puis attaquer un joueur du même territoire. Les Hunters gagnent quand tous les Shadows sont morts, et inversement ; chaque Neutre a son propre objectif.

C'est quoi un Shadow Hunter ?

Dans le jeu, les Shadows sont les créatures des ténèbres et les Hunters les chasseurs de démons qui veulent les détruire. Le titre réunit les deux camps. Les Neutres, des civils pris entre les deux, complètent la table à partir de 5 joueurs.

Quelle différence entre Shadow Hunters et la Fang Édition ?

La Fang Édition, éditée par Aurora Games en 2023 selon Ludum, est une version deluxe qui intègre l’extension Personnages, avec des cartes personnage au format tarot et de nouvelles illustrations. La boîte Matagot compacte reprend le jeu de base avec 10 personnages.

Peut-on jouer à Shadow Hunters à 4 ?

Oui, la boîte va de 4 à 8 joueurs. À 4, on pioche 2 Hunters et 2 Shadows, sans Neutre. Des joueurs du forum Tric Trac le trouvent plus amusant à 6 et plus, et la règle propose justement un Démarrage rapide à partir de 6 pour raccourcir la partie.

Voir Shadow Hunters en vidéo

Le Ludochrono de Ludovox résume la règle de Shadow Hunters en quelques minutes. La vidéo reste hébergée sur YouTube et appartient à Ludovox.

Aperçu de la vidéo Shadow Hunters de la chaîne Ludovox

Voir la vidéo directement sur YouTube

Sources des caractéristiques : page de l’éditeur.