Radlands en résumé

Fiche récapitulative de Radlands
Type de jeuDuel de cartes, pioche commune aux deux joueurs
Joueurs2 uniquement
Durée20 à 40 minutes
Âge14 ans et +
ObjectifDétruire les 3 camps de l’adversaire
Ressource3 jetons Eau par tour, jamais conservés
Cartes46 Personnages et 20 Évènements en pioche, 34 cartes Camp
Main de départSomme des 3 chiffres de vos camps
Match nulSi la pioche s’épuise une deuxième fois
ExtensionLe Culte du Chrome, chez Lucky Duck Games

Radlands en quelques mots

Radlands est un jeu de Daniel Piechnick, publié en 2021 par l’éditeur canadien Roxley et en français par Lucky Duck Games en 2022. Deux clans s’affrontent dans un désert post-apocalyptique où l’eau sert de monnaie. Chacun protège trois camps ; le premier qui détruit les trois camps adverses gagne.

Les cartes Personnage protègent les camps et donnent des capacités. Les cartes Évènement frappent fort, mais avec un ou plusieurs tours de retard. Les deux joueurs piochent dans le même paquet, et chaque carte de la main peut aussi être « gaspillée » pour un effet immédiat. Le jeu se joue à 2 uniquement, dès 14 ans, en 20 à 40 minutes.

Contenu de la boîte

  • 1 pioche de 66 cartes : 46 cartes Personnage et 20 cartes Évènement ;
  • 1 paquet de 34 cartes Camp ;
  • 2 cartes Château d’eau, 2 cartes Guérilleros et 2 cartes Aide de jeu ;
  • 6 jetons Eau blancs et 6 jetons Eau supplémentaire noirs, marqués « pas prêt » au dos ;
  • 1 livret de règles.

Les règles de Radlands

Chacun tire 6 cartes Camp, en garde 3 face cachée, puis les deux joueurs les révèlent ensemble. Pour une première partie, la règle conseille de sauter ce tirage : un joueur prend Garage, Canon électromagnétique et Dépôt de provisions, l’autre Réacteur, Canon et Totem de la victoire. Chacun pose à droite un Château d’eau et ses Guérilleros, puis pioche autant de cartes que la somme des chiffres de ses trois camps. On lance un jeton Eau pour désigner le premier joueur, qui ne reçoit qu'1 jeton Eau à son premier tour au lieu de 3.

Un tour suit trois phases :

  1. Évènements : l’évènement placé à l’emplacement 1 se résout et part à la défausse, puis tous les autres avancent d’un emplacement.
  2. Réapprovisionnement : on pioche une carte et on reprend 3 jetons Eau. L’eau ne se garde pas d’un tour à l’autre.
  3. Actions, autant qu’on peut en payer : jouer une carte, piocher une carte pour 2 jetons Eau, gaspiller une carte pour son effet en haut à gauche, prendre le Château d’eau en main pour 1 jeton, ou utiliser la capacité d’une carte prête.

Un personnage se joue devant un camp, deux au maximum par colonne et six au maximum en jeu. Un évènement se place dans la file d’évènements, à l’emplacement indiqué par le chiffre de sa bombe. Les dégâts inclinent une carte ; une carte déjà inclinée qui en reprend est détruite. Sauf mention contraire, on ne vise qu’une carte « sans défense », c’est-à-dire sans autre carte devant elle.

Les punks sont des personnages sans capacité : on pose face cachée la carte du dessus de la pioche. Au premier dégât, le punk est détruit et retourne sur la pioche, face cachée. Les Guérilleros, eux, touchent un camp même défendu : c’est l’adversaire qui choisit lequel.

Prête ou pas prête : le point de règle qui fait Radlands

Beaucoup de présentations passent vite sur cette notion. Une carte Camp face visible est toujours prête, sauf si sa capacité a déjà servi ce tour-ci, et même un camp endommagé reste prêt. Un personnage, lui, n’est pas prêt s’il a été joué ce tour, rafistolé ce tour, s’il a déjà utilisé une capacité ou s’il a subi des dégâts. Une carte qui porte un jeton Eau n’est pas prête non plus.

Deux conséquences. Un personnage posé ne sert qu’au tour suivant, donc l’adversaire a un tour entier pour le blesser : l’incliner suffit à lui retirer sa capacité. Et rafistoler un personnage le redresse, mais il ne sera pas prêt avant le tour suivant.

Gérer ses trois jetons Eau

L’eau ne se garde pas, et la règle donne elle-même le calcul de fin de tour : avec 1 jeton restant, prendre le Château d’eau ; avec 2, piocher une carte peut valoir davantage. Le Château d’eau revient ensuite dans votre zone de jeu chaque fois qu’on le gaspille pour un jeton Eau supplémentaire. Prendre le Château d’eau revient donc à mettre un jeton de côté pour un tour suivant.

Ce calcul explique le reproche de plusieurs critiques sur le rythme : avec 3 jetons, on joue souvent ses cartes une par une, comme le note Le Labo des jeux.

Nos conseils pour bien débuter

Placez votre personnage le plus précieux derrière un autre, comme la règle le suggère : il n’est alors plus sans défense.

Surveillez la file d’évènements adverse. Un évènement posé à l’emplacement 3 ne se déclenchera qu’au bout de plusieurs tours : c’est le temps qu’il vous reste pour protéger ce qu’il menace.

Choisissez vos camps pour la main de départ autant que pour leur capacité : la somme de leurs chiffres fixe le nombre de cartes avec lequel vous commencez.

Extensions et autres versions

Lucky Duck Games publie l’extension Le Culte du Chrome. Une édition Super Deluxe existe aussi, avec des tapis de jeu ; la règle française décrit leur usage dans une page à part.

À qui s’adresse Radlands ?

Aux duos qui aiment l’affrontement direct et les combinaisons de cartes, sans construire de deck : il figure dans notre sélection de jeux de société à 2.

Il plaît moins à ceux qui supportent mal de dépendre de la pioche. Pour un duel de cartes plus court, Schotten Totten se joue en 20 minutes autour de neuf bornes. Pour monter en puissance en achetant des cartes, Star Realms et Star Wars : The Deckbuilding Game font chacun construire son paquet ; le second se gagne, comme Radlands, en détruisant des bases adverses. Et pour un duel sans cartes de combat, 7 Wonders Duel offre trois façons de gagner.

Ce qu’en disent les joueurs

Les critiques saluent presque toutes l’univers post-apocalyptique et une iconographie lisible. Le désaccord porte sur la pioche : pour les uns, c’est la part de hasard qu’on apprend à dompter ; pour Le Labo des jeux, elle donne des parties lentes et des tours où l’on fait peu. Meeple QC ajoute qu’il faut une table assez large.

Ce qui revient en positif

  • Les illustrations fluo à la Mad Max et la qualité des cartes
  • Une iconographie de quelques symboles, lisible dès les premières parties
  • Les 34 camps, dont on garde 3 sur 6 tirés, qui changent chaque partie
  • Des parties courtes qu’on enchaîne en revanche

Ce qui revient en négatif

  • Une seule carte piochée par tour : une main vide ou de mauvais tirages laissent sans solution
  • Des parties qui traînent quand aucun joueur ne trouve la carte pour conclure
  • Un rythme lent pour un duel : personnages pas prêts au premier tour, évènements différés

Synthèse de 6 sources lues : Le dépuncheur (critique), Le Labo des jeux (test), Meeple QC (critique), Undécent (test), Le blog de Guillaume Ghrenassia (test), Ludiquement (test).

Jeux proches de Radlands

Fiches choisies d’après les catégories en commun avec Radlands, le style de jeu d’abord, puis l’âge conseillé.

Questions sur Radlands

Comment jouer à Radlands ?

Chaque tour a trois phases. On résout puis on fait avancer ses évènements, on pioche une carte et on reprend 3 jetons Eau, puis on dépense cette eau en actions : jouer une carte, piocher, gaspiller une carte, prendre le Château d’eau ou utiliser une capacité. On gagne en détruisant les trois camps adverses.

Quels sont les avis sur le jeu de société Radlands ?

Les critiques françaises saluent ses illustrations, sa lisibilité et ses parties courtes. Le reproche qui revient le plus souvent vise la pioche : une seule carte gratuite par tour, ce qui peut laisser un joueur sans solution ou faire traîner la partie.

Radlands est-il un jeu de deckbuilding ?

Non. Les deux joueurs piochent dans le même paquet de 66 cartes et personne ne construit son deck. La variété vient des camps : chacun en tire 6 et en garde 3, parmi 34.

Combien de cartes a-t-on en main au début ?

Autant que la somme des trois chiffres inscrits sur vos cartes Camp, donc souvent un nombre différent de celui de l’adversaire. Il n’y a ensuite aucune limite de cartes en main.

Peut-il y avoir match nul à Radlands ?

Oui. Quand la pioche est épuisée, on mélange la défausse pour en refaire une. Si elle s’épuise une deuxième fois, la partie s’arrête sur un match nul.

Voir Radlands en vidéo

Le Ludochrono de Ludovox explique la mise en place, le tour de jeu et résume une partie. La vidéo reste hébergée sur YouTube et appartient à Ludovox.

Aperçu de la vidéo Radlands de la chaîne Ludovox

Voir la vidéo directement sur YouTube

Sources des caractéristiques : page de l’éditeur.