Orléans en quelques mots

Orléans est un jeu de l’Allemand Reiner Stockhausen, illustré par Klemens Franz, publié en français par Matagot. Il se joue de 2 à 5 joueurs dans la nouvelle édition, dès 14 ans, en 90 minutes d’après la boîte.

Le jeu se passe en France au Moyen Âge. Chaque joueur part avec quatre partisans, un fermier, un batelier, un artisan et un commerçant, rangés dans un sac en tissu. Chaque manche, on en tire quelques-uns au hasard et on les place sur des lieux pour déclencher des actions. La plupart de ces actions ajoutent un nouveau partisan au sac.

C’est ce sac qui fait le jeu. On n’achète pas des cartes comme dans un deckbuilding, on recrute des jetons, et la composition du sac décide de ce qu’on pourra faire les manches suivantes.

Contenu de la boîte

La règle française de dlp games, l’éditeur allemand, liste pour quatre joueurs :

  • 1 grand plateau central et 1 plateau « Actes de bienfaisance » ;
  • 4 plateaux personnels, 4 sacs en tissu et 4 pions Marchand ;
  • 40 comptoirs et 28 cubes en bois ;
  • 104 jetons Personnage ;
  • 90 marchandises : 24 céréales, 21 fromages, 18 vins, 15 laines et 12 brocarts ;
  • 16 jetons Technologie, 14 jetons Citoyen et 47 pièces ;
  • 20 tuiles Lieu, 18 tuiles Événement, 2 aides de jeu et 1 tuile Premier joueur.

La boîte Matagot vendue aujourd’hui est la nouvelle édition jusqu’à cinq joueurs, donc avec le matériel d’une couleur de plus. Je n’ai pas trouvé son inventaire détaillé.

Les règles d’Orléans

Chaque joueur reçoit un plateau personnel, 5 pièces, 7 marqueurs, 10 comptoirs et son pion Marchand, posé sur la ville d’Orléans. Ses quatre partisans de départ vont sur le marché de son plateau. Les marchandises sont réparties face visible sur les routes et les fleuves de la carte. La tuile Sablier « Pèlerinage » est placée sur la pile, elle ouvre toujours la partie.

Une partie compte 18 manches de 7 phases.

  1. Sablier : on retourne une tuile, qui annonce l’événement de la manche.
  2. Recensement : le joueur le plus avancé sur la piste des fermiers gagne 1 pièce, le moins avancé en paie 1.
  3. Partisans : chacun tire de son sac autant de jetons que l’indique sa piste des chevaliers, 4 au départ, dans la limite des cases libres de son marché.
  4. Organisation : on pose ses jetons sur les cases des lieux. Un lieu n’est activé que lorsque toutes ses cases sont remplies, et on peut le compléter sur plusieurs manches.
  5. Actions : à tour de rôle, une action à la fois, jusqu’à ce que tout le monde passe. Les jetons utilisés retournent dans le sac.
  6. Événement : Revenus, Commerce, Taxes, Moisson ou Peste s’appliquent à tous.
  7. Premier joueur : la tuile passe à gauche.

Les lieux du plateau personnel recrutent : la Ferme donne un fermier et une marchandise, le Château un chevalier, l’Université un érudit et des points de développement, le Monastère un moine. Le Bateau et la Charrette déplacent le Marchand sur la carte pour ramasser des marchandises, la Guilde construit un comptoir dans la ville où il se trouve. Une seule ville accepte un comptoir de chaque joueur : Orléans.

Le moine et les jetons Technologie

Le moine peut remplacer n’importe quel autre partisan sur un lieu. L’inverse est impossible. Les jetons Technologie, gagnés avec les artisans, s’installent pour toute la partie sur une case d’action : le premier doit remplacer un fermier, et aucun ne peut prendre la place d’un moine.

Le sac de partisans : construire son moteur

Le point délicat d’Orléans tient dans la phase 3. Votre piste des chevaliers fixe combien de jetons vous tirez, 4 au début. Chaque recrue ajoutée au sac change les probabilités : avec trois érudits pour un seul batelier, vous savez ce qui sortira le plus souvent.

Un jeton non utilisé reste sur le marché et occupe une case à la manche suivante. Recruter dans tous les sens finit donc par bloquer son propre marché. La règle offre une soupape : pour chaque jeton que vous renoncez à tirer, vous pouvez ramener sur le marché un partisan déjà posé sur une case d’action.

Les événements frappent ceux qui ont trop ou trop peu. La Moisson réclame une céréale, un fromage ou un vin, sinon 5 pièces. Les Taxes prennent 1 pièce par tranche de 3 marchandises. Faute de pouvoir payer, c’est la « torture » : on perd un comptoir, un partisan, un point de développement, une marchandise, une tuile Lieu ou un jeton Technologie par pièce manquante.

Nos conseils pour gagner

Regardez d’abord le décompte final, il dicte tout le reste. Pièces : 1 point chacune. Marchandises : 5 pour un brocart, 4 pour une laine, 3 pour un vin, 2 pour un fromage, 1 pour une céréale. Puis chaque comptoir et chaque jeton Citoyen vaut autant de points que votre niveau de développement. L’exemple de la règle : 5 comptoirs et 2 citoyens avec un niveau 4 donnent (5 + 2) × 4 = 28 points.

D’où deux priorités. Faire monter la piste de développement, avec les érudits, le Scriptorium ou certaines tuiles Lieu. Et poser des comptoirs, puisque leur valeur grimpe avec ce niveau.

Les chevaliers comptent tôt : monter sur leur piste augmente le nombre de jetons tirés à chaque manche, jusqu’au quatrième chevalier qui n’en ajoute plus. Gardez aussi un œil sur la Mairie et les actes de bienfaisance, qui distribuent des pièces et des jetons Citoyen. Vos quatre partisans de départ ne peuvent pas y aller.

Orléans à deux et à trois

À trois, on retire les partisans de la couleur inutilisée, 2 jetons neutres de fermier, batelier, artisan et commerçant, 3 chevaliers, 3 érudits, 3 moines et 6 marchandises. Les cases marquées « 4 » restent vides. À deux, on retire 4 jetons neutres de chacun des quatre premiers types, 6 chevaliers, 6 érudits, 6 moines et 12 marchandises, et les cases « 3 » et « 4 » restent vides. Le perdant du recensement ne paie plus rien. Pour joueurs aguerris, la règle propose d’écarter chacun une tuile Lieu avant la partie, deux à deux joueurs.

Extensions et autres versions

Matagot a publié plusieurs extensions. Commerce et Intrigue ajoute des événements, des contrats commerciaux et des personnages peu recommandables, espions et escrocs. Invasion, en version française, se joue de 1 à 5. La Mort Noire met la peste au centre : des cartes Rats compliquent le départ et des jetons Cadavre, à glisser dans son sac, viennent occuper le marché.

Deux jeux autonomes reprennent l’univers : Orléans : Jeanne d’Arc, un jeu de dessin et d’écriture de 1 à 5 joueurs, et La Cathédrale d’Orléans, un coopératif court dès 8 ans.

À qui s’adresse Orléans ?

À des joueurs qui ont déjà quelques jeux de gestion derrière eux et aiment voir un moteur se construire sur 18 manches. Orléans figure dans nos sélections de jeux de stratégie, de jeux pour initiés et de jeux pour adultes.

Il convient moins à une première soirée jeux : la règle compte une dizaine de lieux de base, vingt tuiles Lieu et six types d’événements. Pour une gestion sans tirage au sort, Concordia se joue sans dés ni hasard des cartes, d’après son éditeur. Pour un placement plus thématique, Viticulture envoie ses ouvriers dans un vignoble, et Les Châteaux de Bourgogne remplacent le sac par deux dés.

Questions sur Orléans

Comment se déroule une partie d'Orléans ?

La partie dure 18 manches de 7 phases : tuile Sablier, recensement des fermiers, pioche des partisans dans son sac, placement sur les lieux, actions, événement, puis passage de la tuile Premier joueur. À la fin, on additionne pièces, marchandises, et comptoirs plus citoyens multipliés par son niveau de développement.

Combien de temps dure une partie d'Orléans ?

La boîte annonce 90 minutes. La durée est fixée par les 18 tuiles Sablier : la partie s’arrête à la fin de la manche où la dernière est retournée, quel que soit le score.

Peut-on jouer à Orléans à deux ?

Oui, la boîte va de 2 à 5 joueurs. À deux, on retire des partisans neutres et 12 marchandises, des cases du plateau restent vides, et le joueur en retard au recensement des fermiers ne paie pas sa pièce.

Peut-on jouer à Orléans en ligne ?

Oui, Orléans est jouable sur Board Game Arena, qui publie aussi un résumé des règles sur la page du jeu.

Quelles extensions existent pour Orléans ?

Matagot propose notamment Commerce et Intrigue, Invasion et La Mort Noire. Cette dernière ajoute des cartes Rats qui durcissent les conditions de départ et des jetons Cadavre qui encombrent le sac.

Voir Orléans en vidéo

Le Ludochrono de Ludovox explique la règle d'Orléans, du sac de partisans au décompte final. La vidéo reste hébergée sur YouTube et appartient à Ludovox.

Aperçu de la vidéo Orléans de la chaîne Ludovox

Voir la vidéo directement sur YouTube

Sources des caractéristiques : page de l’éditeur.