King of New York en quelques mots

Richard Garfield a conçu King of New York comme une suite de King of Tokyo, dont il reprend les bases. Iello l’a sorti en France le 24 octobre 2014. On joue de 2 à 6, et la boîte annonce 40 minutes.

Chaque joueur prend un monstre (Kong, Captain Fish, Sheriff et trois autres) et le pose dans un quartier de New York. À son tour, il lance six dés jusqu’à trois fois pour obtenir les bons symboles : taper, se soigner, gagner de l’énergie, détruire des immeubles, devenir une star. La partie s’arrête quand un monstre atteint 20 Points de Victoire ou qu’il ne reste qu’un survivant.

La grosse différence avec son aîné tient au plateau. Manhattan joue le rôle de Tokyo, la zone à tenir, mais quatre autres quartiers l’entourent, avec des bâtiments à raser et une armée qui riposte.

Contenu de la boîte

D’après la règle Iello :

  • 1 plateau de New York ;
  • 64 cartes et 2 cartes spéciales, Statue de la Liberté et Superstar ;
  • 46 marqueurs : 13 Toiles, 13 Malédictions, 15 Carapaces, 5 Souvenir ;
  • 8 dés, 6 noirs et 2 verts ;
  • 6 fiches de Monstre à molettes, 6 figurines cartonnées et leurs socles ;
  • une cinquantaine de cubes d’Énergie ;
  • 45 tuiles Bâtiment, avec une Unité au verso ;
  • le livret de règles.

Les règles de King of New York

Mise en place

La ville a cinq quartiers : Staten Island, le Bronx, le Queens, Brooklyn et Manhattan, ce dernier découpé en trois zones (Lower, Midtown, Upper). On mélange les tuiles et on forme des piles de trois, face Bâtiment visible, trois piles par quartier. Trois cartes sont révélées à côté de la pioche.

Chaque monstre démarre à 10 Points de Vie et 0 Point de Victoire. Tout le monde lance les dés : celui qui obtient le plus de Grosses Baffes commence. Chacun pose ensuite son monstre dans le quartier de son choix, sauf Manhattan, avec deux monstres au maximum par quartier.

Le tour en cinq temps

  1. Lancer les six dés noirs, puis relancer ceux qu’on veut, deux fois au plus.
  2. Résoudre les dés, obligatoirement, un type de symbole après l’autre.
  3. Se déplacer, ce qui est parfois imposé.
  4. Acheter des cartes avec ses cubes d’Énergie.
  5. Passer les dés au voisin de gauche.

Les faces sont Énergie (un cube par face), Soin (un Point de Vie, sauf dans Manhattan, plafonné à 10), Grosse Baffe, Destruction, Célébrité et Ouch. Le monstre qui est dans Manhattan frappe tous ceux qui sont dehors, ceux du dehors ne frappent que lui.

Bâtiments et unités

Chaque face Destruction compte pour la résistance d’un bâtiment de votre quartier. Un Immeuble rapporte des Points de Victoire, une Centrale de l’Énergie, un Hôpital des Points de Vie. Une fois rasé, le bâtiment se retourne sur sa face Unité : un bâtiment de résistance 1 devient une Infanterie, de résistance 2 un Avion, de résistance 3 un Tank. Ces unités se détruisent aussi et rapportent à leur tour.

Un détail que les résumés oublient : tant que vos dés suffisent à détruire quelque chose, vous êtes obligé de le faire.

L’armée, Superstar et Statue de la Liberté

C’est le cœur de ce qui sépare King of New York de King of Tokyo, et la règle le règle au nombre de faces.

La face Ouch déclenche l’armée. Avec une seule, les unités de votre quartier vous tirent dessus : 1 blessure par tuile Unité présente. Avec deux, elles visent tous les monstres de votre quartier, vous compris. Avec trois, les unités de toute la ville attaquent, chaque monstre prend 1 blessure par unité de son propre quartier, et vous récupérez la Statue de la Liberté, qui vaut 3 Points de Victoire tant que vous la gardez.

La Célébrité marche dans l’autre sens. Moins de trois faces, rien ne se passe. Trois ou plus, vous prenez la carte Superstar et gagnez 1 point, plus 1 par face au-delà de la troisième. Tant que vous la détenez, chaque Célébrité rapporte 1 point. Un autre monstre qui en sort trois vous la vole.

Ce qui en découle : plus votre quartier compte d’unités, plus chaque relance devient risquée. Un monstre qui rase beaucoup d’immeubles fabrique lui-même l’armée qui va le blesser.

Tenir Manhattan

S’il n’y a personne dans Manhattan, le monstre qui se déplace est obligé d’y entrer, par Lower Manhattan, et gagne 1 Point de Victoire. À chaque début de tour sur place, il touche un bonus qui grimpe avec la zone : Lower 1 point et 1 Énergie, Midtown 2 points et 1 Énergie, Upper 2 points et 2 Énergies. Il monte d’une zone à chaque phase de déplacement.

On ne quitte Manhattan qu’en fuyant après une attaque d’un autre monstre. Les blessures sont subies quand même, et l’attaquant doit prendre la place. Une carte Action qui blesse directement ne compte pas comme une attaque : pas de fuite possible dans ce cas.

La règle à 5 ou 6 monstres

La règle avancée autorise deux monstres dans Manhattan à 5 ou 6 joueurs. Le second se place sur l’emplacement 5-6 de la zone. Dès qu’il reste moins de cinq monstres en jeu, il ne peut de nouveau y en avoir qu’un.

Nos conseils pour gagner

Choisissez votre quartier en regardant les unités autant que les bâtiments. Deux Tanks dans votre quartier, et la moindre face Ouch coûte 2 Points de Vie.

Comptez avant la troisième relance. Relancer six dés pour chercher une Célébrité augmente aussi le risque de sortir des Ouch.

Restez dans Manhattan tant que vos Points de Vie le permettent : Upper Manhattan rapporte 2 points par tour avant même de lancer les dés. Quand il ne reste que 4 ou 5 Points de Vie, fuir à la première attaque évite de finir éliminé à un Point de la victoire. La règle le rappelle : il faut survivre au tour pour gagner, même avec 20 points.

Extensions et autres versions

Iello a publié Power Up! pour King of New York le 14 octobre 2016. Chaque monstre y reçoit 8 cartes Évolution personnelles, et la boîte ajoute un monstre, Mega Shark. Les Monster Packs (Cthulhu, King Kong, Anubis, Cybertooth) fonctionnent avec King of New York comme avec King of Tokyo, selon l’éditeur.

À qui s’adresse King of New York ?

À une tablée qui aime les jeux de dés où l’on se tape dessus, et qui connaît déjà King of Tokyo ou cherche la version un peu plus fournie. Il fait partie de nos jeux entre amis et de notre sélection de jeux pour joueurs initiés, parce que les quartiers et l’armée ajoutent des décisions à chaque lancer.

Il convient moins aux joueurs qui détestent être éliminés : un monstre peut sortir de la partie avant la fin. Pour du stop ou encore aux dés sans élimination, Mille Sabords reste plus léger, et Las Vegas se joue en famille sans blessures.

Questions sur King of New York

Quel est le jeu de société King of New York ?

Un jeu de dés de Richard Garfield édité par Iello en 2014, de 2 à 6 joueurs. Chaque joueur incarne un monstre qui se bat dans New York, détruit des bâtiments et subit les tirs de l’armée. Le premier à 20 Points de Victoire, ou le dernier monstre en vie, gagne.

Quelle est la différence entre King of Tokyo et King of New York ?

King of New York garde le lancer de dés et la zone centrale où l’on frappe tout le monde, mais ajoute une ville en cinq quartiers, des bâtiments à détruire qui se transforment en unités militaires, la face Ouch qui déclenche l’armée, et deux cartes Objectif, Superstar et Statue de la Liberté.

Combien de dés lance-t-on à King of New York ?

Six dés noirs, jusqu’à trois fois par tour, en gardant ceux qu’on veut. Les deux dés verts restent de côté et ne servent qu’avec certaines cartes.

Comment gagner la Statue de la Liberté ?

En obtenant trois faces Ouch dans le même tour. Les unités de toute la ville attaquent alors chaque monstre, puis vous prenez la carte et gagnez 3 Points de Victoire. Vous les reperdez si un autre monstre obtient à son tour trois Ouch.

Peut-on jouer à King of New York à 2 ?

Oui, la boîte annonce 2 à 6 joueurs. À deux, un seul monstre peut occuper Manhattan et l’autre le frappe depuis un autre quartier, avec les mêmes règles qu’à plusieurs.

Voir King of New York en vidéo

Le Ludochrono de Ludovox explique la règle de King of New York en quelques minutes, dés et plateau à l'appui. La vidéo reste hébergée sur YouTube et appartient à Ludovox.

Aperçu de la vidéo King of New York de la chaîne Ludovox

Voir la vidéo directement sur YouTube

Sources des caractéristiques : page de l’éditeur.