Everdell Édition Essentielle en quelques mots
Everdell est un jeu de James A. Wilson, illustré par Andrew Bosley et Dann May, publié à l’origine par Starling Games et en France par Matagot. L’Édition Essentielle est sortie en 2024, d’après la fiche Matagot.
Dans la vallée d’Everdell, chaque joueur dirige un groupe de créatures de la forêt, hérissons, souris, écureuils ou tortues, et construit sa propre ville en cartes. On envoie des ouvriers chercher des brindilles, de la résine, des galets et des baies, puis on paie ces ressources pour poser des Constructions et accueillir des Créatures. La partie commence à la fin de l’hiver et s’arrête à l’approche de l’hiver suivant.
La boîte annonce 2 à 4 joueurs, dès 10 ans, et 60 minutes.
Contenu de la boîte
Le dos de la boîte française liste :
- 128 cartes Créature et Construction ;
- 1 plateau de jeu ;
- 1 Arbre éternel à monter sur le plateau ;
- 24 créatures en bois, 6 par joueur ;
- 4 tuiles Événement ;
- 27 mini-cartes, le compte des 11 cartes Forêt et des 16 Événements spéciaux de la règle ;
- des jetons divers : ressources en carton, jetons Point et jetons Occupé.
Édition Essentielle ou version standard : ce qui change
C’est la première question devant les deux boîtes, et la réponse tient en deux points. Matagot, sur sa fiche, décrit « le même jeu avec l’arbre majestueux », les mêmes cartes et le même grand plateau, dans une boîte au même format.
Premier changement : les ressources. La version standard fournit des pièces en volume, 30 baies, 30 brindilles, 25 résines et 20 galets selon sa règle. L’Essentielle les remplace par des planches de jetons en carton épais.
Second changement : le mode solo disparaît. Dans la boîte standard, il oppose le joueur à un vieux rat, Paillasson, sur trois niveaux, avec un dé à 8 faces qui choisit les cartes qu’il joue. Rien de tout ça dans l’Essentielle, qui se joue donc à deux minimum.
Tout le reste, règles comprises, est identique. Matagot vend à part un Upgrade Pack pour compléter le matériel. Si vous jouez à deux, trois ou quatre et que des jetons en carton ne vous gênent pas, l’Essentielle donne accès au jeu complet.
Les règles d’Everdell
On pose l’Arbre éternel sur la souche du plateau et les ressources le long de la rivière. Les cartes Forêt vont sur les clairières : 3 à deux joueurs, 4 à trois ou quatre. On ajoute les 4 Événements de base et 4 Événements spéciaux tirés au hasard. Huit cartes face visible forment la Prairie, la pioche se range dans l’arbre.
Chaque joueur commence avec 2 ouvriers. Les 4 autres attendent sur les branches de l’arbre : 1 pour le printemps, 1 pour l’été, 2 pour l’automne. Le premier joueur prend 5 cartes, le deuxième 6, le troisième 7, le quatrième 8. La règle fait commencer « le joueur le plus humble ».
À son tour, on fait une seule action parmi trois.
- Placer un ouvrier. Sur un lieu exclusif, un seul ouvrier passe ; sur un lieu partagé, autant qu’on veut. À deux ou trois, chaque lieu Forêt n’accueille qu’un ouvrier. On peut aussi accomplir un Événement, si on remplit ses conditions et qu’on paie son coût.
- Jouer une carte, depuis sa main ou la Prairie, en payant son coût en ressources.
- Se préparer pour la saison, quand tous ses ouvriers sont posés : on les récupère et on applique le bonus de la saison suivante.
Les bonus de saison ne se valent pas. Au printemps, un ouvrier de plus et la production de toutes ses cartes vertes. En été, un ouvrier et jusqu’à 2 cartes prises dans la Prairie, sans production. En automne, deux ouvriers et une nouvelle production. C’est aussi en automne seulement qu’on part en Voyage : on défausse des cartes pour gagner 2, 3, 4 ou 5 points en fin de partie.
Chaque joueur avance à son rythme
Les saisons ne sont pas communes. Un joueur peut être en été pendant que son voisin est encore au printemps. Quelques boutiques écrivent que la partie s’arrête quand un joueur termine l’hiver : la règle dit autre chose. Celui qui a fini l’automne et ne peut plus agir passe, ses ouvriers restent sur le plateau, et les autres continuent jusqu’à ce que tout le monde ait passé.
On compte alors la valeur des cartes, les jetons Point, les bonus des cartes Prospérité violettes, les Voyages et les Événements. Dans l’exemple de la règle, une ville totalise 62 points. En cas d’égalité, le plus grand nombre d’Événements l’emporte, puis le plus de ressources restantes.
Créatures gratuites et jetons Occupé
C’est le point de règle qui rend Everdell plus fin qu’un simple jeu de ressources. Chaque Créature affiche en haut à gauche une Construction. Si cette Construction est déjà dans votre ville, la Créature se joue gratuitement, sans payer ses baies. On pose alors un jeton Occupé sur la Construction : elle ne sert qu’une fois.
L’exemple de la règle montre l’enchaînement. On joue une Ferme pour 2 brindilles et 1 résine, qui rapporte aussitôt 1 baie. Puis le Crapaud de barque, qui donne 2 brindilles par Ferme de la ville. Au printemps, les deux cartes vertes produisent à nouveau.
Il faut aussi surveiller deux limites. La ville a 15 cases, Événements non compris. Et la main plafonne à 8 cartes : au-delà, on ne pioche plus. Une carte Unique ne peut être posée qu’en un exemplaire, alors qu’une Commune peut se répéter.
Nos conseils pour bien débuter
Regardez les liens Construction et Créature avant de payer. Une Créature jouée gratuitement grâce à sa Construction, c’est un tour où les baies restent en réserve pour la carte suivante.
Ne vous pressez pas de changer de saison. Tant qu’il reste des cartes jouables, chaque tour joué avant de récupérer ses ouvriers fait avancer la ville. Mais attendre trop longtemps laisse les autres prendre les lieux exclusifs et les Événements, qu’un seul joueur peut accomplir.
Gardez des cartes pour l’automne. Le Voyage transforme des cartes inutiles en points, et le lieu à 2 points reste ouvert à tous.
Pensez à la Prairie. Huit cartes sont visibles par tous, et le bonus d’été permet d’y en prendre deux : une carte qu’un adversaire attend peut y disparaître.
Extensions et autres versions
Matagot présente comme extensions d’Everdell Pearlbrook, Spirecrest, Bellfaire, Newleaf et Mistwood, ainsi que le pack Glimmergold, qui demande le jeu de base. La gamme compte aussi Everdell Duo et Everdell Silverfrost. Je vous conseille plusieurs parties de la boîte seule avant d’en ajouter une.
À qui s’adresse Everdell Édition Essentielle ?
À des joueurs qui ont déjà quelques jeux familiaux derrière eux et veulent passer à la gestion. Il figure dans nos jeux pour joueurs initiés, parce que ses trois actions s’expliquent vite et que les combinaisons de cartes se découvrent ensuite.
Il convient moins à qui joue surtout seul, puisque le solo a été retiré. Si vous aimez construire un moteur de cartes, Wingspan joue sur le même plaisir avec des oiseaux. Pour un placement d’ouvriers plus serré, Viticulture suit lui aussi le rythme des saisons, et Orléans remplace les ouvriers posés par un sac à piocher.
Questions sur Everdell : Édition Essentielle
Quelle est la différence entre Everdell et l'édition Essentielle ?
C’est le même jeu, avec le même plateau, l’Arbre éternel et les 128 cartes. Matagot a remplacé les ressources en volume de la version standard par des jetons en carton épais et retiré le mode solo. Matagot indique qu’un Upgrade Pack vendu à part permet de compléter le matériel.
Quelles sont les règles du jeu Everdell ?
À son tour, on fait une seule action : placer un ouvrier pour gagner des ressources ou des cartes, jouer une carte dans sa ville, ou se préparer pour la saison suivante quand tous ses ouvriers sont posés. Chaque saison apporte de nouveaux ouvriers. Après l’automne, chacun passe quand il ne peut plus agir, et la ville qui rapporte le plus de points gagne.
Peut-on jouer à Everdell Édition Essentielle en solo ?
Non. Le mode solo, où l’on affronte le rat Paillasson avec un dé à 8 faces, est absent de l’Édition Essentielle. La boîte se joue de 2 à 4 joueurs.
Combien de cartes peut-on avoir dans sa ville et dans sa main ?
La ville compte au maximum 15 cases, et chaque carte en occupe une sauf indication contraire. Les Événements accomplis ne comptent pas dans cette limite. La main est limitée à 8 cartes : on ne pioche jamais au-delà.
Comment fonctionne le Donjon dans Everdell ?
Quand vous jouez une carte, vous pouvez placer une Créature de votre ville sous le Donjon pour réduire le coût de 3 ressources de votre choix. Cette Créature ne compte plus dans votre ville et ne rapporte plus de points. La seconde cellule du Donjon se déverrouille avec le Garde forestier.
Voir Everdell : Édition Essentielle en vidéo
La chaîne DeludiK explique la règle d'Everdell, que l'Édition Essentielle reprend sans changement. La vidéo reste hébergée sur YouTube et appartient à DeludiK.
Voir la vidéo directement sur YouTube
Sources des caractéristiques : page de l’éditeur.
