Concordia en quelques mots

Concordia est un jeu de Mac Gerdts, édité par l’allemand PD-Verlag. Ses premières récompenses datent de 2013, et il a été nommé au Kennerspiel des Jahres 2014 : la boîte en porte le laurier. PD-Verlag annonce 2 à 5 joueurs, 90 minutes, dès 12 ans.

Chaque joueur dirige une dynastie romaine. Il part de Rome, envoie des colons par la terre et par la mer, construit des maisons dans les cités et revend les marchandises qu’elles produisent. Il n’y a aucun combat et aucun dé. Tout le monde commence avec les mêmes sept cartes, puis chacun achète les siennes : c’est ce paquet qui décide à la fois des actions possibles et des points en fin de partie.

Contenu de la boîte

La règle française de PD-Verlag liste :

  • 1 plateau double face, Imperium pour 3 à 5 joueurs et Italia pour 2 à 4 ;
  • 110 pièces en bois aux couleurs des joueurs : par joueur, 3 bateaux de colons, 3 colons, 1 marqueur de score et 15 maisons ;
  • 80 marchandises en bois : brique, nourriture, outil, vin et tissu ;
  • 30 jetons Cité, 24 jetons bonus et des pièces de 1, 2, 5 et 10 sesterces ;
  • 65 cartes Personnage, dont 35 cartes de départ (7 par joueur) et 30 cartes à vendre numérotées de I à V, plus les cartes Concordia et Praefectus Magnus ;
  • 5 entrepôts, 5 aides de jeu, une feuille de mise en place et un livret d’informations historiques.

Les règles de Concordia

À la mise en place, les jetons Cité sont tirés au hasard : la carte change donc à chaque partie. Chacun pose un colon et un bateau à Rome, range les autres dans son entrepôt avec six marchandises, et prend ses sept cartes. Le premier joueur reçoit 5 sesterces, le deuxième 6, et ainsi de suite.

Un tour consiste à jouer une carte et à faire son action. L’Architecte déplace ses colons, autant de pas qu’on a de colons sur le plateau, puis permet de construire dans les cités voisines. Le Préfet fait produire une province : toutes les maisons qui s’y trouvent, à tout le monde, donnent une marchandise. Le Marchand rapporte 3 sesterces et permet d’acheter ou vendre deux types de marchandises à la banque. Le Sénateur achète jusqu’à deux cartes au présentoir, le Diplomate copie la dernière carte jouée par un adversaire. Le Tribun, enfin, fait reprendre en main toutes ses cartes jouées.

L’entrepôt limite tout. Il a 12 places, pour les marchandises comme pour les colons pas encore placés sur le plateau. Les joueurs ne commercent jamais entre eux.

Le prix d’une maison

Une maison se paie en marchandises et en sesterces. Dans une cité de briques, il faut 1 nourriture et 1 sesterce. Ailleurs, 1 brique plus 1 marchandise de la cité, et 2, 3, 4 ou 5 sesterces pour la nourriture, les outils, le vin ou le tissu. Ce prix en sesterces est multiplié par le nombre de maisons que comptera la cité après la construction. La 4e maison d’une cité de tissu coûte donc 20 sesterces. Une seule maison par joueur et par cité, et jamais à Rome.

La partie s’arrête quand la dernière carte du présentoir est achetée, ou quand un joueur construit sa 15e maison. Il prend la carte Concordia, qui vaut 7 points, puis chaque autre joueur joue un dernier tour.

Le décompte des dieux : d’où viennent les points

Personne ne marque pendant la partie. À la fin, on trie toutes ses cartes par dieu, et chaque carte rapporte selon le critère de son dieu :

  • Vesta : on vend toutes ses marchandises, puis 1 point par tranche de 10 sesterces.
  • Jupiter : 1 point par maison hors cité de briques, 15 au plus.
  • Saturnus : 1 point par province où l’on a une maison, 12 au plus sur Imperium, 11 sur Italia.
  • Mercurius : 2 points par type de marchandise que ses maisons produisent, 10 au plus.
  • Mars : 2 points par colon sur le plateau, 12 au plus.
  • Minerva : les points inscrits sur chaque carte de spécialiste, par cité du type concerné.

La règle donne un exemple qui montre l’effet multiplicateur. Le joueur a 12 maisons dans 7 provinces, dont 3 en cités de briques, 5 colons sur le plateau et 38 sesterces après la vente de ses marchandises. Avec 4 cartes Saturnus, ses 7 provinces valent 28 points. Avec 3 cartes Mars, ses 5 colons en valent 30. Ses 2 cartes Jupiter donnent 18 points, ses 2 Mercurius 16, son Fermier 12 et Vesta 3. Avec les 7 points de la carte Concordia, il finit à 114.

Le conseil qui en découle : achetez les cartes qui collent à ce que vous construisez déjà. Une dixième maison ne rapporte rien au titre de Jupiter si vous n’avez aucune carte Jupiter.

Nos conseils pour bien débuter

Pour une première partie, la règle recommande un décompte intermédiaire : quand chacun joue son Tribun pour la première fois, il compte ses points seul, puis les deux premiers gagnent 2 et 1 sesterces. Cela montre tôt d’où viendront les points.

Recrutez des colons tôt. Ils donnent plus de pas à l’Architecte, libèrent de la place dans l’entrepôt et valent des points avec Mars, dans la limite de 6 colons par joueur.

Visez les premières maisons dans les cités chères. Le coût en sesterces grimpe avec chaque maison déjà construite, donc arriver le premier dans une cité de vin ou de tissu coûte nettement moins. Et gardez un œil sur la carte Praefectus Magnus : elle double le bonus de la province que vous faites produire, puis passe au joueur de droite.

Extensions et autres versions

La boîte d’origine ne contient que les deux faces Imperium et Italia. Le Labo des jeux recense la suite de la gamme : Concordia Venus, une autre boîte de base avec un mode par équipe, jusqu’à 6 joueurs dans ce mode, et les cartes Imperium, Cyprus, Ionium et Hellas ; Salsa, qui ajoute une nouvelle ressource, deux nouvelles cartes du monde et des tuiles Forum ; des plateaux supplémentaires comme Gallia et Corsica, conseillée pour jouer à deux ; et Solitaria pour le jeu en solo. Le même article prévient que certaines cartes du monde n’ont pas de règle en français dans la boîte.

À qui s’adresse Concordia ?

À des joueurs qui ont déjà fait le tour des jeux familiaux et veulent une heure et demie de calcul sans affrontement. Il est dans nos sélections de jeux pour initiés, de jeux de stratégie et de jeux pour adultes. Comparé à Catan, on y retrouve les ressources et les constructions, sans dé ni négociation.

Il plaît moins à ceux qui veulent voir leur score monter pendant la partie : tout se joue au décompte final. Si vous cherchez une gestion où l’on tire ses partisans d’un sac, Orléans est la marche suivante. Agricola pousse davantage la gestion de ferme, avec des familles à nourrir.

Questions sur Concordia

Quelle est la règle du jeu Concordia ?

À son tour, on joue une carte Personnage de sa main et on fait son action : déplacer ses colons et construire, faire produire une province, commercer, acheter des cartes ou recruter des colons. Le Tribun permet de reprendre toutes ses cartes jouées. La partie finit quand la dernière carte du présentoir est achetée ou quand un joueur construit sa 15e maison.

Comment compte-t-on les points à Concordia ?

Uniquement à la fin, par les dieux de ses cartes. Chaque carte rapporte selon son dieu : Jupiter compte les maisons hors cités de briques, Saturnus les provinces occupées, Mars les colons, Mercurius les types de marchandises produites, Vesta l’argent. Plus on a de cartes d’un même dieu, plus ce critère est multiplié.

Peut-on jouer à Concordia à 2 joueurs ?

Oui. Le plateau a deux faces : Imperium pour 3 à 5 joueurs et Italia pour 2 à 4. À deux, on joue sur Italia, qui compte 11 provinces au lieu de 12, et on retire les cartes à vendre marquées III, IV et V.

Quelle différence entre Concordia et Concordia Venus ?

Concordia Venus est une autre boîte de base, publiée en français par Matagot. D’après Le Labo des jeux, elle ajoute un mode en équipe, jusqu’à 6 joueurs dans ce mode, et d’autres cartes du monde que les faces Imperium et Italia de la boîte d’origine.

Voir Concordia en vidéo

Tric Trac explique la règle de Concordia, carte après carte, plateau à l'appui. La vidéo reste hébergée sur YouTube et appartient à Tric Trac.

Aperçu de la vidéo Concordia de la chaîne Tric Trac

Voir la vidéo directement sur YouTube

Sources des caractéristiques : page de l’éditeur.