Ballons en quelques mots
Ballons est un jeu de cartes de Haim Shafir, l’auteur de Halli Galli et de Mille Sabords. Il vient de l’éditeur allemand Amigo et Gigamic en assure l’adaptation française. Les illustrations sont d’Oliver Freudenreich. Sur la boîte : 3 à 6 ans, de 2 à 5 joueurs. Gigamic compte une dizaine de minutes par partie.
Chaque enfant a devant lui cinq ballons de couleur. Une pile de cartes au centre décide, une carte à la fois, quel ballon éclate, lequel s’envole et quand Maman en ramène un. À la fin, celui qui a gardé le plus de ballons gagne.
Il n’y a ni dé, ni plateau, ni pion à manipuler. On pioche, on regarde la couleur, on retourne une carte. Pour un enfant de 3 ans qui découvre les règles, c’est à peu près le minimum possible.
Contenu de la boîte
La règle française de Gigamic liste 50 cartes, en deux paquets au dos différent :
- 25 cartes Ballon, soit 5 cartes dans chacune des cinq couleurs : rouge, jaune, vert, bleu, violet ;
- 25 cartes Action : 20 montrent un ballon qui éclate ou qui s’envole, 5 montrent une maman ;
- la règle du jeu.
Les cartes sont épaisses, un point que relève aussi le test de Plateau Marmots. Sur les cartes Action, ce qui crève le ballon change d’une carte à l’autre : un cactus, des griffes de chat, une main qui lâche la ficelle.
Les règles de Ballons
Mise en place
On mélange les 25 cartes Ballon et chaque joueur en reçoit 5, posées face visible devant lui. À moins de cinq joueurs, il en reste : elles sont mises de côté et ne servent pas. Les cartes Action sont mélangées et empilées face cachée au centre de la table.
Le tour de jeu
Le joueur le plus âgé commence, puis on tourne vers la gauche. À son tour, on fait trois choses :
- piocher la carte Action du dessus ;
- appliquer ce qu’elle montre, si c’est possible ;
- la défausser.
Si la carte montre un ballon qui éclate ou qui s’envole, on retourne face cachée une de ses cartes Ballon de la même couleur. Celle-là, on ne la voit plus : le ballon est perdu.
Si la carte montre une maman, on choisit un de ses ballons perdus et on le remet face visible.
Quand l’action ne fait rien
Deux cas annulent la carte, et la règle les précise noir sur blanc. Une carte de perte tombe sur une couleur que le joueur n’a plus de visible, ou n’a jamais eue : rien ne se passe, la carte va à la défausse. Une maman arrive alors que les cinq ballons du joueur sont encore là : elle part aussi à la défausse, sans effet. Quand la pioche est vide, on mélange la défausse et on repart avec.
Fin de partie
La partie s’arrête dès qu’un joueur a retourné ses cinq cartes. Celui à qui il reste le plus de ballons visibles gagne. En cas d’égalité, la règle prévoit tout simplement plusieurs vainqueurs.
Le hasard de la distribution : deux ballons de la même couleur
Le texte d’introduction de la règle parle de « cinq beaux ballons de toutes les couleurs ». En réalité, les cartes Ballon sont mélangées puis distribuées au hasard. Un enfant peut très bien recevoir deux ballons verts et aucun rouge.
L’exemple de la règle montre justement ce cas. Thomas pioche une carte où un ballon vert éclate, il a deux ballons verts, il choisit lequel retourner. Un seul, pas les deux.
Conséquence pour la partie : un joueur qui n’a que quatre couleurs différentes est épargné par toutes les cartes de la cinquième. Et une carte Maman lui laisse le choix du ballon à faire revenir, ce qui est la seule vraie décision du jeu. Je n’en ferais pas une leçon de stratégie à 3 ans. Un enfant de 5 ou 6 ans, lui, peut comprendre qu’avoir deux fois la même couleur le protège un peu.
Apprendre à perdre ses ballons, et des parties
La règle commence par un paragraphe inhabituel. Elle parle de l’ours en peluche oublié dans le train, de la poupée tombée dans l’eau, et dit que l’enfant « doit apprendre à perdre ». Le jeu est construit sur cette idée : sur 25 cartes Action, 20 font perdre un ballon et 5 seulement en rendent un.
Concrètement, chaque enfant voit ses ballons disparaître, y compris celui qui gagne. Personne ne peut l’empêcher, puisqu’il n’y a aucun choix au moment de piocher. C’est ce qui rend le jeu utile à cet âge : la perte arrive à tout le monde, adulte compris, et elle n’est la faute de personne.
La description du jeu chez Philibert le résume : les petits y apprennent à perdre des ballons, et des parties.
Nos conseils pour jouer avec un enfant de 3 ans
Retournez vos propres ballons à voix haute quand une carte vous frappe. L’enfant voit que l’adulte perd aussi, et que ce n’est pas grave.
Annoncez la couleur avant que l’enfant cherche dans sa ligne. À 3 ans, nommer la couleur de la carte Action et la retrouver parmi ses cinq ballons est déjà un exercice, Philibert le classe d’ailleurs dans le mécanisme « Couleurs ».
Gardez les cartes Maman comme moment fort. Ce sont les seules bonnes nouvelles du paquet, 5 sur 25. Laisser l’enfant choisir lui-même quel ballon revient lui donne une petite décision à prendre.
Une partie dure une dizaine de minutes. Mieux vaut en enchaîner deux courtes que forcer une troisième quand l’attention baisse.
À qui s’adresse Ballons ?
Aux familles qui cherchent un tout premier jeu de cartes pour un enfant de 3 ans, à poser à côté des autres titres de notre sélection de jeux pour 3 ans. Il convient aussi à une fratrie avec un grand de 6 ans, puisqu’on joue jusqu’à cinq et que personne n’a d’avantage.
Il plaît moins aux enfants qui veulent agir sur la partie. Tout dépend de la pioche. Pour un jeu aussi court mais où l’on gagne ensemble, Le Verger fait coopérer les enfants contre le corbeau ; pour une bataille de cartes illustrée, Au feu les pompiers reste dans la même tranche d’âge.
Questions sur Ballons
Comment jouer au jeu Ballons de Gigamic ?
Chaque joueur reçoit 5 cartes Ballon posées face visible. À son tour, on pioche une carte Action : si elle montre un ballon qui éclate ou s’envole, on retourne un de ses ballons de cette couleur ; si elle montre une maman, on remet un ballon perdu face visible. On défausse la carte et c’est au voisin de gauche.
À partir de quel âge jouer à Ballons ?
Gigamic et la boîte indiquent 3 à 6 ans. Le seul geste demandé est de piocher une carte et de reconnaître une couleur parmi cinq : rouge, jaune, vert, bleu et violet.
Que se passe-t-il si on n'a plus de ballon de la couleur piochée ?
L’action est annulée et la carte est défaussée. Même chose pour une carte Maman quand tous les ballons du joueur sont encore visibles : elle ne sert à rien et part à la défausse.
Quand se termine une partie de Ballons ?
Dès qu’un joueur a retourné ses cinq ballons. Le joueur à qui il reste le plus de ballons visibles gagne, et en cas d’égalité il y a plusieurs vainqueurs. Gigamic annonce environ 10 minutes.
Combien de joueurs pour Ballons ?
De 2 à 5. Les 25 cartes Ballon permettent d’en donner 5 à chacun jusqu’à cinq joueurs ; à moins de cinq, les cartes en trop restent de côté.
Voir Ballons en vidéo
La chaîne Joue le jeu présente la règle de Ballons avec les cartes en main. La vidéo reste hébergée sur YouTube et appartient à Joue le jeu.
Voir la vidéo directement sur YouTube
Sources des caractéristiques : page de l’éditeur.
